Dans le discours qui a suivi son investiture Nicolas Sarkozy a fait l'éloge de la Nation et des Présidents de la Ve République. « Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m'ont précédé (…) Mais en cet instant si solennel, ma pensée va d'abord au peuple français qui est un grand peuple… »
Le nouveau Président de la République s'est engagé à répondre à « cette exigence si forte (…)que le peuple français porte en lui ». l'exigence de rassembler, de respecter la parole donnée et de tenir les engagements, de réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect. L'exigence aussi de tolérance et d'ouverture, de changement, de sécurité et de protection, de justice et de rupture.
A sa façon il s'est redit le Président de tous les Français : « Au service de la France il n'y a pas de camp ( …) A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux (…) Le 6 mai il n'y a eu qu'un seul vainqueur, le peuple français ».
De l'intention à l'action
Les priorités de l'action diplomatique sont pour lui « la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique ». Dans une certaine mesure le rayonnement de la France doit se reconstruire dans un nouveau rapprochement avec l'Afrique et plus particulièrement dans l'union de la Méditerranée.
Voilà pour les intentions et pour les domaines réservés au Président. En ce qui concerne l'action, il s'agira au futur gouvernement de mettre en oeuvre les propositions déployées pendant la campagne.
Et ce n'est pas le choix qui manque : l 'emploi sans toucher aux 35 heures, l'accès à la propriété, des pouvoirs renforcés pour le Parlement, majorité pénale à 16 ans et responsabilité accrue des magistrats.
La clairvoyance de l'UMP
Suppression des droits pour les petits héritages, les magasins pourront ouvrir le dimanche. Défiscalisation intégrale des biocarburants...La liste est longue et 5 ans c'est vite passé. Heureusement que dans sa grande clairvoyance l'UMP a prévu dans programme une "limitation" à deux mandats présidentiels. Car un seul risque de ne pas suffire. Avant le 6 mai on aurait pu lancer un "Au boulot Sarko !" Maintenant, déférence oblige, on s'autorisera un "Bon courage, Monsieur le Président".
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