Avez-vous remarqué que lorsque nous lisons, lorsque nous écoutons un orateur, nous ne comprenons que superficiellement et qu'il nous est difficile d'apprécier ou même de mémoriser?
Pourquoi?
Outre notre esprit qui part vagabonder, ne nous arrêtons-nous pas à la compréhension intellectuelle seulement? Celle des mots, des idées?
Ces mots, ces idées ne sont-elles pas déjà celle de nos «tiroirs en mémoire» ou bien n'en prennent-elles pas le costume, le costume de nos propres mots?
Avons -nous une réticence à comprendre les choses profondément ou bien restons-nous en surface pour revenir plus vite à nous-mêmes?
Pourtant, si ces mots, ces sons, ces images entraient profondément en nous, ils provoqueraient sans doute un changement important.
En nous laissant imprégner sans préjugés, sans intellectualisme, positivement, sans lutter, la compréhension viendrait rapidement, les mots par leur sonorité livreraient tout leur sens.
Quand on comprend intellectuellement, on ne vit pas, on ne comprend pas, ce n'est qu'un exercice verbal, une mise en mots de la réalité. Le fait d'écouter, de regarder sans résistance de l'intellect donne un grand plaisir, ouvre une autre dimension à la vie.
Je vous suggère un petit exercice pour entrevoir cette attitude dans la réalité:
Choisissez un texte, ce peut être un poème, un article, une scène. Voyez un personnage s'animer pour vous lire le texte, il y met toute sa ferveur, toute sa passion. Dans cette scène, suivez sa voix, vous êtes présent, placé tout près de l'orateur. Laissez-vous imprégner de la musique des mots, de la voix de l'acteur.
N'analysez pas. Prenez plaisir, c'est le seul but.
Si votre esprit a commencer à discuter, revenez au début et reprenez. Notez seulement, entre deux, l'endroit où vous vous êtes surpris à intellectualiser. Progressez vous en allant plus loin sans que vos propres idées s'en mêlent?
Répétez souvent cet exercice avec d'autres textes.
Par la distanciation que vous travaillez en faisant parler quelqu'un d'autre et en vous plaçant sur l'image, vous pourrez , petit à petit allonger la scène avant d'être assailli par vos pensées.
Vous allez apprendre à faire taire vos préjugés et enfin être à l'écoute. Vous pourrez plus souvent dire: «J'étais plongé dans ma lecture, et non dans le bavardage de mon esprit ».
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Kerdraon joel: sophrologue, sophropédagogue, formateur en sophropédagogie, enseignant